LA BATAILLEUSE​

"Une pièce de théâtre, c'est quelqu'un.

C'est une voix qui parle,

C'est un esprit qui éclaire,

C'est une conscience qui avertit."

Victor Hugo

La compagnie La Batailleuse est une compagnie de théâtre basée dans la région Hauts-de-France à Ennevelin (59), créée et dirigée par Aurélie Cuvelier-Favier.

Cette compagnie est née en Janvier 2019 de la rencontre de comédiens, auteurs, metteurs en scène qui ont ressenti la nécessité de partager leur art avec une détermination et une envie commune.


 

<< Faire réfléchir le public sur la condition humaine et transmettre des émotions sont à ce jour les axes essentiels de leur travail. >>

 

La Compagnie cherche à :

​> Partager au mieux avec le public des sentiments, une humeur <

> Trouver l'émotion juste pour la transmettre <

> Mettre en relief l'histoire qu'elle est en train d'incarner sur scène <

Il y a deux plaisirs : tout d’abord l'émotion en elle-même, comment elle est créée. Puis l’observation de cette transmission aux publics, observer en même temps comment cette émotion vous est donnée.

Les meilleurs moments d’un spectacle, c'est lorsque tout à coup un spectateur a des larmes dans les yeux alors que l'acteur joue un moment d'enthousiasme, de bonheur et de rire. Parce que ce que l'on perçoit à ce moment-là, la justesse de ce qui se passe, c'est la vérité du moment auquel on assiste, indépendamment de ce qu'il exprime. L'émotion vient de la reconnaissance, elle se base sur des vérités personnelles, sur sa propre perception du monde. “C’est vrai”.

Cette reconnaissance n'est pas seulement celle du contenu, de ce qui se dit, de la vie qui y est jouée, c'est la reconnaissance de la justesse de ce qui se passe sur scène perçue dans la performance de l'acteur. 

De plus, La Batailleuse parle de condition humaine comme l'ensemble des limites a priori qui esquissent la situation fondamentale de l'homme dans l'univers : 

> l'être dans le monde <

> le travail <

> l'être au milieu des autres <

> la mort <

> la liberté de tout être humain <

        

« Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’y sont que des acteurs ; Ils ont leurs sorties et leurs entrées, Et chacun dans sa vie a plusieurs rôles à jouer, Dans un drame à sept âges. D’abord le nouveau-né… puis l’écolier geignard… Et puis l’amoureux… puis, le soldat…Puis, le juge de paix… Le sixième âge tourne au Pantalon décharné… Le tout dernier tableau… C’est la seconde enfance et la mémoire absente, Sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien. »

 // Comme il vous plaira - William Shakespeare

 

En mai 2019, née Diagonale(s) une création théâtrale de Virgile Daudet dont Aurélie Cuvelier Favier participe activement à la collaboration. Ce premier projet parle de la souffrance que les familles peuvent ressentir face à la folie qu’amène les maladies mentales. Quand un membre de la famille est malade, comment vivre normalement face aux crises, à la violence, aux dangers potentiels et aux dommages causés ? Comment ne pas complètement remettre sa vie en cause ? Comment ne pas tomber soi-même dans la folie ? Un sujet fort et poignant. 

Puis quelques mois plus tard, Occident de Rémi De Vos mis en scène par Laurent Domingos voit le jour au PTT (Petit Théâtre de Templeuve). Occident est un pamphlet sur les dérives de notre civilisation, caché, tel un cheval de Troie, derrière une farce intime d’un couple en chute libre. C’est une satire dissimulée derrière un combat de boxe. Rémi de Vos a composé un tango, une Danse de Mort cinglante, burlesque, hilarante parfois, mais ne perdant jamais le fil de son propos : ce couple est un miroir nous interrogeant sur la trajectoire de notre monde contemporain. La mise en scène interrogera le spectateur sur l’acceptation tacite que nous avons tous de certains choix de société, et de certaines dérives, et sur cette nécessité de réinterroger les dogmes et sur l’importance de se reposer la question du sens et du sensible.

Enfin, la compagnie est actuellement en création de la pièce CUISINE - ou l’impossibilité d’être seul - mis en scène par Bastien Spiteri et inspirée de Cuisine et Dépendances de Jaoui/Bacri. C’est un quasi-huis clos dans une cuisine où hôtes et invités vont et viennent, s’attardent, s’accrochent. Les répliques fusent : subtiles, mordantes, émouvantes et profondes, développant cinq personnages à la fois racés et nuancés, faisant corps les uns avec les autres. La pièce est forte d’une grande vérité, d’une grande humanité, d’une très belle observation de la nature humaine. Une question fondamentale se pose très vite à nous : Est-il devenu plus important de mettre en scène sa vie que de la vivre ? 

 

“Le théâtre n'est pas chargé de représenter la psychologie mais les passions, c'est tout autre chose. Il a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'Histoire.” 

// Ariane Mouchkine 

 

Notre ambition est donc d’interroger le public sur ce qui fait que l'Homme a des limites, sur ce à quoi il est soumis (mort, destin, nature, sentiments, pression du groupe…), sur son aptitude à ressentir des émotions ou à former des aspirations, sur sa situation (par rapport à l'univers, au temps, à son éducation, à son milieu social, à la société dans laquelle il vit…) ou encore plus simplement sur le sens de la vie ou sur des problèmes moraux, liés au contexte et à l'époque historique. Tout cela, sans jamais perdre de vu la sincérité, l’émotion, le jeu.


 

“Nous n’avons nul besoin de craindre les discussions, les conflits et les problèmes avec nous-mêmes et avec d’autres puisque même les étoiles se télescopent parfois et créent de nouveaux mondes. Aujourd’hui je sais, cela s’appelle La Vie.”

// Charlie Chaplin